• Le hurlement des morts

    Titre :

    Le hurlement des morts

    Genre :

    Policier, drama, gore, enquête, suspens.

    Synopsis : 

    Une enfant de huit ans tue sa mère un jour de sacrifice, l'histoire fait le tour du pays, traumatisant les populations. Une douzaine d'année plus tard, l'enfant devenue une femme aux charmes désarmants, lors d'une de ses "missions", se fait attraper par une cellule spéciale de la police. Pourtant, classée comme étant la délinquante la plus recherché et la plus dangereuse du continent, sera relâcher après un contrat. Sans qu'elle le sache, elle sera le pion de ses geôliers, utilisé pour résoudre une histoire remontant à il y a déjà une vingtaine d'année mais dont le fauteur de trouble semble toujours actif. Cette femme, un étrange mélange d'Harley Queen et d'un brin de Macgyver,  sera sur la piste d'une autre menace qui semble s'amuser à commettre des horreurs sur son propre terrain de chasse. Mais qui est cette personne qui sème le trouble dans tout New York ? Que veut-elle ? 

  • Tuer...quel joli mot sur la langue d'une enfant encore si innocente, fraîchement débarqué dans le monde impitoyable que nous autres, monstres d'encre sur son papier de soie pourpre, avons construit de toute pièce pour elle, cette petite chose d'apparence si fragile, si faible, si...meurtrière. Tuer par nécessité, tuer pour se protéger, tuer par devoir ou...juste pour le plaisir ? En effet, il n'y a rien de plus beau que de voir sa proie souffrir en silence, la mort la gagnant peu à peu, cédant à la tentation meurtrière d'une faim toujours aussi insatiable, toujours aussi avide de sang...

    La jeune fille que vous pensez voir devant vous, n'est en réalité qu'un lointain souvenir de celle qu'elle aurait pu être, polie, sage, droite et bien éduqué, simple et juste. Pourtant, son âme depuis si longtemps dévoré pour cette nouvelle personnalité, ne cessera jamais d'exister, persistante. Seule une personne aura suffit à la guider dans la douce et envoûtante voix du sang, vers l'appel de la mort et du meurtre désormais omniprésents dans la tête de la pauvre et délicate enfant tâchée de sang. 

    Si elle avait su, cette enfant, à quel point sa mère était un monstre, peut être l'aurait-elle quitté plus tôt. Pourtant, il semblerait que cette gamine se soit prise d'affection et d'admiration pour son chaperon, étrange... Elle se souvient encore de ce jour de sang, tout était rouge, et l'odeur de la mort hantait les lieux, l'heure du sacrifice avait été sonné et pour la grâce des dieux, le sang avait été versé. L'enfant avait été retrouvé sous le corps sans vie de sa mère, une lame rouillée à la main, toute tachée de sang, avec pourtant un sourire cruel dessiné au coin de ses lèvres, fière de son oeuvre macabre. L'histoire avait fait le tour du pays, grâce aux journaux et aux émissions télévisées, l’événement tragique avait été révélé à la population, traumatisant certains habitants. A partir de ce jour, tout le monde vivait dans la crainte de devenir la prochaine proie de cette enfant. Chacun fermait ses volets et rentrait les enfants à la nuit tombée, éteignant les lumières, soufflant les bougies et lâchant les chiens dans la cour des maisons.

    C'était il y a déjà une douzaine d'année, et pourtant l'histoire, devenu un mythe depuis, simplement utiliser pour faire peur aux âmes innocentes, persistait toujours dans le cœur et les souvenirs des anciens.  Plus personne de nos jours ne croyait à cette fable d'enfant tueuse, plus personne, sauf peut être l'enfant elle même, tapie dans l'ombre de sa conscience, la gamine se souvenait de ses crimes. L'enfant se souvenait de chacun d'entre eux, rayant de sa liste les noms des victimes déjà terrassés par sa lame. La gamine était peut être même à cet instant entrain de rajouter de nouveaux noms à sa liste macabre, préparant sa prochaine apparition dans la société, prête à mener à bien sa prochaine mission...


    16 commentaires
  • Houra ! Le premier chapitre de cette histoire est enfin sortit, je suis super fière de vous le présenter. Je sais que ça fait un sacré moment que je n'ai plus rien posté, mais maintenant, vous avez un peu de lecture !!!

    ----------------------------------------------------------------------------------

    Lize jouait avec sa fourchette, écoutant à peine les conversations voisines. La jeune femme soupira, fatiguée de devoir être présente à ce genre réception où n’étaient réunis que quelques riches politiques tous aussi barbants les uns que les autres. En effet, les petites fêtes privées de Madame De Rothervil n’avaient jamais été très attrayantes. Toujours aussi pompeuses les unes que les autres, elles n’attiraient jamais grand monde. Si Lize était présente ce soir là, c’était pour une toute autre raison que les papillotes de poisson cru et le grand vin servi à chaque plat.

    Elle regarda ailleurs, pensive, faisant riper sa fourchette sur le fond de son assiette, attirant les regards de quelques curieux embrumés par l’alcool trop fort. La jeune femme leur adressa un sourire en guise d’excuses et reporta son attention sur la table voisine. Ses occupants débattaient sur quelques sujets politiques sans importance tandis que les serveurs débarrassaient leurs assiettes auxquelles ils avaient à peine touché. Il s’agissait pour la plupart de vieilles connaissances de la jeune femme, des couples de politiques, de riches avocats ou encore de vieux amis. Tous avaient cet air ennuyé que chacun portait sur son visage. Personne ne dansait, personne ne souriait, personne ne parlait si ce n’est pour combler le vide omniprésent et oppressant qui planait dans la salle. Seul le bruit de quelques conversations rappelait que des gens étaient présents.

    La jeune femme balaya la salle du regard, à la recherche de la moindre distraction. Elle fût aussitôt satisfaite lorsque ses yeux tombèrent sur un collier de jade pendu au cou d’une demoiselle. Le collier en soi ne valait pas grand chose, quelques livres tout au plus, mais le fait qu’il soit autour du cou de cette jeune femme rendait la chose plus intéressante. Lize mourrait d’envie de pouvoir serrer les perles entre ses doigts, de sentir le jade au creux de sa main. Comme il serait facile de le lui voler... C’était comme si la pierre lui parlait directement, ne chantant sa mélodie que pour elle. La jeune femme était irrésistiblement attirée par le collier, elle le voulait, tout de suite, et juste pour elle. Le fait qu’il soit hors de portée de sa main l’agaçait plus qu’autre chose. La jeune femme se leva, comme hypnotisée, elle marcha d’un pas souple, presque sauvage, et traversa la salle silencieusement, seul le froissement de ses jupes avertissait de sa présence auprès des convives.

    La jeune femme arriva derrière la propriétaire du collier et fit semblant de commander un verre. La demoiselle parlait avec un vieil avocat dont Lize avait probablement oublié le nom. Ils semblaient en plein débat sur l’ancien et le nouveau système politique que l’état avait mis en place. Cela fit sourire Lize, les gens accordaient tellement d’importance à la politique, ne pouvaient-ils pas simplement se satisfaire de leur vie et de leurs affaires ? Cela simplifierait probablement plus les choses. Mais bon, tout le monde dira : qu’est-ce qu’un monde sans politique ? Sans dirigeants, sans règles ? Ce serait une accalmie, sans aucun doute, malheureusement.

    La jeune femme releva la tête, sortant de sa réflexion personnelle et observa la demoiselle, ennuyée, elle semblait être une honnête fille, comme toutes celles que l’on pouvait trouver à ce genre de soirée, polie, sage, droite et bien éduqué, simple et juste. Elle serait comme tout le monde, promue à un avenir sans saveur, sombre et triste, destinée à être derrière un bureau, privée de liberté à proprement parler.

    Lize se tenait derrière elle, ne disant mot, écoutant à peine leur discussion, plus occupée à l’étudier du regard. Elle n’était pas très grande, plutôt maigre, les cheveux sombres et un doux visage, celui d’un ange déjà déchu. La jeune femme l’observa avec intérêt, profitant que la demoiselle ai le dos tourné. Comme il serait facile de lui planter une lame dans le dos, ici, tout de suite, dommage que cela ne puisse se faire en raison du grabuge que cela pourrait créer. Elle continua alors à écouter leur conversation sans intérêt tout en observant discrètement la jeune fille. Les entendant débattre au sujet du nouveau président, Lize choisit son moment et s’immisça dans la conversation avec subtilité.

    « - Pour ma part, je soupçonne un truquage au niveau des votes lors de l’élection de Monsieur Gaiver, il est tout à fait impossible qu’il est pu être élu légitimement alors que le peuple et la plupart des dirigeants n’étaient pas de son côté lors de sa campagne. »

    Le vieil avocat et la demoiselle se tournèrent vers elle d’un seul mouvement, la dévisageant avec surprise.

    « Vous croyez ? »

    Lize leur adressa un sourire poli et plein d’assurance.

    « - Ce n’est que mon avis mais c’est fort probable...

    - C’est ce que je soupçonnais également, murmura la demoiselle.

    - Je n’y crois pas un seul instant, s’écria l’autre, c’est impossible, jamais notre président n’aurai osé une chose pareil. Ses conseillers l’auraient avertis sur les conséquences que cela pourrait causé si une chose pareille était découverte !!! »

    Lize se pencha vers le vieux.

    « - Soyez logique mon ami, tout homme bien clair dans sa tête serait prêt à tout pour obtenir le plein pouvoir sur le pays, pour imposer ses choix, ses lois ou ses idéaux. Ne seriez pas vous-même prêt à essayer si vous saviez que le résultat vous apporterez le succès, et ce malgré les risques à encourir pour y parvenir ?

    - Je ne suis pas fou, personne ne l’est, pas même monsieur Gaiver.

    Lize ricana.

    « - L’homme est fou de nature, que vous le vouliez ou non, c’est ainsi, pour tout le monde.

    - Je ne vous crois pas pour autant, et vous mademoiselle Rose, dites moi que vous au moins, vous avez un minimum de bon sens ?!

    - Navré monsieur, mais je me range du côté de Madame.

    - Jeune folle, notre président ne ferai jamais une chose aussi insensé ! M’enfin, pensez ce que vous voulez mais si le monde tourne mal, c’est à cause de gens comme vous qui ne faites pas confiance au présent et qui vous referez au passé, nous sommes dans un temps révolu et les nouvelles générations comme vous devriez vous en prendre compte ! C’est sur vous que tout le pays repose maintenant, sur des gens comme vous ! Sur ce, je vais me chercher un verre. Bonne fin de soirée mesdames. »

    Le vieil avocat tourna les talons en jurant par tous les saints tandis que les deux femmes riaient sous capes. Lize retenu son rire et se tourna vers la jeune femme.

    « - Mademoiselle Rose, c’est bien ça ?

    - Oh je vous en prie, appelez moi Leslie, cela simplifiera bien les choses, lui répondit la demoiselle.

    - Très bien Leslie. Puis-je vous poser une question ?

    La jeune femme allait lui répondre mais Lize n’attendit pas sa permission et lui coupa la parole.

    « - Qu’est-ce qu’une jeune femme comme vous fait à ce genre de soirée ?

    - Je suis ici simplement sous la demande Madame de Rothervil, pour tout vous dire, elle m’a quelque peu forcé la main.

    - Je comprends parfaitement, c’est la même histoire pour tout ceux présents ce soir.

    - Je vois... »

    Lize décida de tenter sa chance maintenant, souhaitant s’esquiver rapidement par la suite. Il n’y avait que peu de monde autour d’elles, et les quelques personnes qui seraient susceptibles de les voir étaient toutes embrumées par l’alcool, et ainsi, tous leurs propos seraient déformés. Donc les conditions étaient parfaites pour que Lize et sa compagne puissent sortir en toute discrétion. La jeune femme décida d’en profiter et se tourna vers Leslie, un doux sourire au lèvres, déjà fière du résultat de son projet.

    « - Que diriez-vous de poursuivre notre discussion dehors, nous y serions plus à l’aise et loin des boucans de la fête.

    - Ce ne serait pas de refus.

    - Dans ce cas, allons-y. »

    Lize lui adressa un sourire mielleux, plein d’artifices, et empoigna le bras de Leslie, la guidant rudement jusqu’à l’extérieur, dans l’obscurité d’une vieille ruelle aux pavés déchaussés.

    « - Là. Nous serons à notre aise.

    - Je ne crois pas que cet endroit soit mieux, vous êtes sûr de votre choix ? Il fait sombre et humide, et il n’y a rien sur lequel s’asseoir.

    - Si si, c’est parfait.

    - Mais...

    - Taisez-vous et écoutez moi. Maintenant on arrête ce petit jeu.

    - Quel jeu ? Qu’allez-vous me faire ?!

    - Tant de questions, c’est fatiguant, vous ne trouvez pas ? On passe notre temps à toujours se poser des questions, pour la plupart inutiles et futiles, à tout analyser, comme c’est fatiguant...

    - Cela ne réponds pas à mes questions.

    - Très bien, très bien. Pour répondre à la première, il s’agissait d’un jeu où je suis le chat et vous la souris, n’est-ce pas intéressant comme point de vue ? Et enfin, pour répondre à votre dernière question, vous n’avez pas devinez ? »

    Lize lui montra une lame qu’elle avait eu soin de dissimuler dans la manche de sa robe. La jeune femme sourit lorsque sa proie recula, une expression d’horreur dessiner sur le visage.

    « - Vous allez me tuer ?!

    - Tout juste !, répondit Lize, un sourire cruel aux bords des lèvres.

    - Mais pourquoi ? Pourquoi me faire une chose pareille ?

    - Parce que je le peux...

    Lize sourit, attendrie par la naïveté de la gamine. Cela lui rappelait également des souvenirs où elle-même s’était retrouver dans la situation de proie, comme c’était touchant.

    - Ce n’est pas une raison, je suis sûre que l’on peut s’arranger !, souffla-t-elle, effarée.

    - Sachez jeune fille, que je ne fais rien avec personne, ni compromis ni marché. Si je désire quelque chose, je préfère me servir ou tuer s’il le faut pour obtenir ce que je veux, même s’il ne s’agit que d’une babiole. C’est plus simple et plus efficace q’un compromis où au final, personne n’est satisfait. Alors je préfère agir, prendre et partir, au moins, je suis satisfaite et je n’ai plus rien à rendre à qui que ce soit, dit-elle en ricanant.

    - Mais que pouvez-vous y gagner ? Je ne vaut rien !, balbutie-elle, apeurée.

    Lize fronça les sourcils, passablement fatiguée par cet interrogatoire sans intérêt.

    - J’y gagne une certaine satisfaction personnelle je suppose, et je vous rassure, je m’en contre-fiche que vous valiez quoi que ce soit car ce n’est ni votre argent ni votre personne qui m’intéressent, ce que je désire, c’est votre collier.

    - Mais il ne vaut rien ! C’est une perte de temps !

    - Retenez bien que pour moi, un but n’est jamais une perte de temps, même s’il ne s’agit que d’un vulgaire collier, si cela en vaut le déplacement, alors il y a toujours une raison.

    - Et quelle est-elle cette raison alors ?, grogna Leslie en la dévisageant amèrement.

    - Un caprice personnel..., répondit la jeune femme en lui adressant un sourire radieux.

    - Vous allez me tuer pour un simple collier, pour un caprice personnel ?!, hoqueta-t-elle, dégoûtée par tant de sadisme.

    - Moui, on peut résumé la chose ainsi...

    Lize fit doucement tourner la lame dans le creux de sa main, fatiguée.

    - La chose ? Parce que je suis une chose moi ? Pauvre folle !

    - En voilà de bien jolis mots dans la bouche d’une demoiselle, sachez que je ne suis ni pauvre ni folle, juste exigeante et possessive, or, ce collier, je le veux et je l’aurai, et ce, à vos dépends. En avons-nous finis avec vos simagrées, j’aimerai assez ne pas perdre de temps.

    Elle regarda sa montre.

    - Une voiture noire s’arrêtera à l’angle de la rue dans très exactement huit minutes, la fin de la réception est annoncé pour dans une dizaine de minutes ce qui me laisse suffisamment de temps pour traîner votre corps dans le coffre de la voiture et pour effacer les quelques traces qui pourrait me faire défaut par la suite. Ensuite je partirai vers l’extérieur de la ville et vous enterrerai en forêt, suffisamment loin et profondément en terre pour que les autorités ne retrouve jamais votre dépouille. Cela vous convient-il comme programme mademoiselle ? Parce ce qui cela n’est pas à votre goût, je suis au regret de vous annoncer que votre taxi ne va pas tarder à arriver et que par conséquent, je n’ai plus le temps de discuter des détails autour d’un thé à la camomille. Alors ?

    - Ne vous approchez pas !

    Leslie recula, apeurée, mais la voix n’en demeurait pas moins venimeuse. Elle regarda la jeune femme, médusée.

    - Sinon quoi ? Ecoutez, je n’ai plus de temps à perdre, alors, un dernier mot ?

    - Vous n’êtes qu’un monstre !!!

    - Oh merci, ça me va droit au cœur ! C’est tout ? Dans ce cas... »

    Elle sourit et sans ajouter un mot de plus, la jeune femme lança sa lame sans hésitation, celle-ci se figeant dans le coeur de la gamine. Elle en lança deux autres, achevant ainsi sa victime. Elle s’approcha de la dépouille et prit le collier dans sa main, faisant rouler les perles contre sa paume, appréciant le contact du jade contre sa peau. Elle se pencha au-dessus du doux visage de la jeune fille, lui fermant les yeux, presque avec tendresse.

    « Fais de beaux rêves mon enfant »

    Elle ricana et chargea le cadavre sur son épaule, laissant la mission de nettoyage aux rats et au temps, ne se fatiguant plus avec les choses inutiles. Elle trottina en chantonnant jusqu’à la voiture garée au coin de la rue. Elle déposa le corps par terre et l’emmaillota rapidement dans de vieux draps. Elle se mit au volant une fois le corps dans le coffre et démarra rapidement, pressée de rejoindre l’air extérieur de la ville, un sourire radieux aux lèvres.

    --------------------------------------------------------------

    Alors, ça vous a plu, dîtes-moi ce que vous en avez pensé, j'espère que ce premier chapitre vous aura donné envie de lire la suite qui sera prochainement posté...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique