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    Coups sur coups

  • Voici un premier texte, j'espère que vous en comprendrez tout le sens et le message. Si oui, dîtes le en commentaires, plus nous seront nombreux, plus la cause sera défendue. 

    Merci

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    Une larme coula sur sa joue, pas une larme de tristesse ou de faiblesse, ni de douleur, juste une larme, une seule, une goutte de solitude amère au milieu de ce brouillon informe et sombre de sentiments. Des sentiments restants au milieu de la gorge, refoulés, sans pouvoir les crier, les exprimer, les mots bloqués, emprisonné de sa peur. Une peur incomprise.

    Les coups pleuvaient toujours, marquants sa peau, et pourtant, Ciara n'avait versé qu'une larme, la première et la dernière de la journée. La jeune fille avait la tête qui lui tournait comme à chaque fois qu'il la trouvait, son beau-père continuait à la frapper, sentant fortement l'alcool et la cigarette. Il avait cet air perdu et encore endormi de personne se réveillant après s'être droguer, encore une fois. À chaque fois qu'il la trouvait dans la maison, il l'entraînait dans la cave et la frappait jusqu'à ce qu'elle perde connaissance.

    Personne n'entendait ce qu'il se passait plus bas, pas un bruit ne franchissait la barrière des lèvres meurtries de Ciara. Son beau-père savait qu'elle ne crierait jamais et en profitait, un sourire peint sur les lèvres, totalement faux, sans aucune émotion, un sourire dénué de sens, celui d'un fou, le grimace sadique d'un adulte. Un ultime coups finit par achever la pauvre enfant qui s'effondra par terre, les larmes aux yeux.

    Elle se réveilla bien plus tard, le corps meurtri, la vue trouble. Tout ses membres ne faisaient que hurler leur souffrance. Endolorie, Ciara se releva tant bien que mal et se dirigea vers sa chambre. À peine arrivé qu'elle s'effondra sur son lit, vidée. Elle entrepris aussitôt son rituel de chaque matin, elle se maquilla, cachant les bleus et les marques des coups, elle prit des vêtements amples et brossa ses cheveux avec soin et avec une grande minutie, c'est ce qu'elle avait de plus beau. Elle descendit rapidement et attrapa de quoi manger dans la cuisine, évitant de croiser le chemin de sa mère et de ses sœurs, et encore plus celui de l'homme de la maison : son beau-père. Elle courut dehors et dévala la rue en courant comme une effrénée, fuyant cette maison de malheur et de torture. Elle monta dans son bus et se mis à l'écart, écouteurs sur les oreilles, un morceau lancé.

    Sa journée de cours passa au ralenti et elle pris son mal en patience. À peine la cloche sonna qu'elle se précipita dehors avant que sa prof ne l'attrapa par le bras, elle voulait discuter de ses parents. Elle voulait savoir pourquoi elle ne les voyait jamais. Entre un père militaire qui a fui ses responsabilités paternel, une mère malade, un beau-père alcoolique et drogué, plus deux grandes sœurs infernales, il n'y avait vraiment rien à dire à cette prof de plus intéressant. Ciara sortit en pestant, détestant parlé de sa famille aux autres.

    La jeune fille rentra chez elle en pleurant, n'en pouvant plus de ce quotidien. Elle se connecta dans la foulée sur Internet, cherchant du réconfort auprès des autres. Tout ce qu'elle reçut, ce fût des messages haineux, négatifs, grossier, se moquant d'elle. Certains savait qu'elle se faisait frapper et avaient rependu la rumeur, tout le lycée était désormais au courant dans sa vie. Tous là traitait comme une moins que rien, une soumise, un rien faisant juste partie intégrante du paysage de la société.

    Ciara pleura longuement, se sentant désespérément seule, ignorée et abandonnée. Elle se leva, décidée. Elle avala plusieurs sortes de médicaments, vidant les boîtes qu'elle trouvait. Elle commença à s'ouvrir les veines puis laissa le temps agir, l'emportant doucement, vers un sommeil plus paisible. Elle s'évanouit et mourut par terre, seule, sans que personne ne le remarque. Sa mère découvrit le corps de sa fille et pleura longuement sa perte. Elle lui caressait les cheveux en pleurant, elle s'en voulait tellement, elle n'avait jamais sut comprendre sa fille et n'avais jamais appris à la connaître, elle l'avait abandonné à sa propre mort. Elle regarda sa fille, pourtant si belle, si douce et délicate, n'étant plus qu'un corps de chairs inanimé à jamais, comme une poupée ancienne, cassée et perdue pour l'éternité...

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    Merci d'avoir pris de votre  temps pour lire ce texte. N'hésitez pas à laisser un commentaire, donnant votre avis, votre ressenti, et vos conseils pour l'améliorer. 

    Merci d'être venu, j'espère que vous avez compris le sens et le message de cet écrit assez différent de ce que je fais la plupart du temps.

    Bien à vous,

    Minime2 / Tamaka


    22 commentaires


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